« Le militant simple est le grade le plus élevé » – un avertissement contre l’élitisme interne au PASTEF
Dans une tribune incisive, Maya Ndiaye, militante de PASTEF Biscuiterie, met en garde contre une menace silencieuse mais plus dangereuse que l’adversaire politique déclaré : l’émergence d’une élite interne qui finirait par croire que le parti lui appartient intellectuellement, socialement ou moralement.
Une rupture idéologique claire
L’auteure rappelle que le projet PASTEF s’est construit contre la confiscation du pouvoir par une minorité se croyant supérieure au peuple. Sa doctrine centrale est la souveraineté populaire : la légitimité politique ne vient ni des diplômes, ni du statut, ni de la visibilité médiatique, mais de l’engagement au service du collectif.
Refus de toute hiérarchie militante
Selon elle, établir une hiérarchie entre :
· intellectuels et militants de terrain,
· réseaux sociaux et structures de base,
· anciens et nouveaux,
constitue une négation de l’architecture idéologique du parti.
Complémentarité des rôles
PASTEF a résisté grâce à une alliance historique entre conscience politique et sacrifice militant. Pendant que certains analysaient, d’autres subissaient la répression, organisaient les quartiers et sensibilisaient les masses. Aucune de ces dimensions ne donne un droit de domination sur l’autre.
Le militant de base n’est pas un figurant
Dans une organisation révolutionnaire, le militant de base est le socle stratégique : il assure l’enracinement populaire, la diffusion idéologique et la résistance face aux récupérations bourgeoises. Le mépriser est le premier symptôme d’une dérive élitiste incompatible avec la culture politique de PASTEF.
Compétence sans humilité = menace
Le projet n’a jamais été celui d’une caste éclairée venant « éduquer » un peuple jugé inférieur. La compétence sans humilité devient une menace, et le savoir sans loyauté militante produit de l’arrogance politique.
Conclusion : la dignité militante avant tout
La maturité politique, c’est que chaque militant, quel que soit son niveau académique, se reconnaisse dans une même dignité et une même discipline idéologique. Comme le répétait le « pros » : « le militant simple est le grade le plus élevé dans PASTEF ».
Maya Ndiaye conclut avec une interpellation directe aux « kaadar de l’élite » : « Si vous pensez être plus diplômés ou compétents que ces jeunes walay, vous vous trompez lourdement. »
En une phrase : Ce texte est un rappel vibrant que PASTEF ne survivra que si l’humilité militante prime sur l’arrogance des diplômes.
Par Baye thierno ka
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