Exclusion, mépris et deux poids, deux mesures : le cri de cœur d’une cadre de PASTEF
Dans une déclaration qui secute les sphères militantes, Ndeye Sokhna Ndoye, Coordinatrice Adjointe de PASTEF à Pikine Darou, pousse un cri d’alarme. Au-delà des discours officiels, elle dénonce une réalité amère : celle de cadres compétents, militants de la première heure, réduits au silence par des dynamiques locales d’exclusion et un manque criant de considération.
« Ce message n’est pas seulement le mien ; c’est le reflet de la frustration légitime de nombreux militants et cadres compétents qui subissent l’invisibilisation et le mépris », écrit-elle.
Investie sur la liste nationale lors des dernières élections législatives, Ndeye Sokhna Ndoye témoigne d’un « silence radio absolu » depuis. Pire, certaines autorités locales oseraient aujourd’hui lever le sourcil, feignant d’ignorer celles et ceux qui furent pourtant en première ligne pendant les combats stratégiques du parti.
« Comment accepter que des autorités disent « qu’elles ne nous connaissent pas », alors que nous étions en première ligne au moment des combats et des choix stratégiques ? », s’interroge-t-elle.
La coordinatrice adjointe dénonce avec vigueur une politique à deux vitesses : d’un côté, des vagues d’accompagnement et de reconnaissance pour des profils non élus ; de l’autre, des militants au parcours académique et professionnel solide qui n’obtiennent même pas la décence d’un simple coup de fil.
« Cette politique de deux poids, deux mesures, basée sur le copinage et la rétention d’opportunités, est une insulte au mérite. »
Selon elle, écarter les compétences de premier plan des instances de décision, par peur de la contradiction ou de l’ombre qu’elles pourraient faire aux leaderships locaux, constitue une erreur politique majeure.
Ndeye Sokhna Ndoye rappelle avec fermeté l’exigence de cohérence : « On ne peut pas prôner la justice sociale au sommet de l’État et pratiquer le favoritisme et le contournement à la base. La méritocratie ne doit pas être un slogan de campagne, elle doit être une pratique militante. »
Elle conclut par un message d’espoir et de résilience à l’endroit de tous les cadres, intellectuels et militants écartés :
« Notre valeur et notre légitimité ne dépendent pas du décret d’un comité local ou de l’accès à un groupe de discussion. Elles résident dans notre parcours, notre intégrité et notre engagement indéfectible pour le développement de notre communauté. »
Un rappel solennel : le projet PASTEF ne grandira vraiment que par l’inclusion, la vérité et le respect de celles et ceux qui font sa force.
Par Baye thierno ka
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