DÉGÂTS COLLATÉRAUX : MOHAMED MAKHFOUS KANDJI, FILS DU MAJOR KANDJI CHAUFFEUR AMBULANCIER LICENCIÉ.
Dakar, Hôpital Abass Ndao —
Il s’appelait Mohamed Makhfous Kandji. Chauffeur ambulancier spécialisé, titulaire d’un niveau BAC, formé au secours d’urgence, apprécié pour son sérieux et sa ponctualité. Pendant trois années, il a servi l’hôpital Abass Ndao avec loyauté, parfois au mépris de sa propre santé, intervenant à toute heure pour sauver des vies.
Mais voilà que l’impensable s’est produit : il a été licencié.
Sans tambour ni trompette. Sans explication convaincante. Et surtout : remplacé par un “vernacle”, autrement dit un individu sans qualification équivalente, arrivé là plus par réseau que par mérite.
UNE SANCTION DEGUISEE ?
Ce qui choque davantage, c’est que Mohamed Makhfous Kandji n’est pas un simple inconnu. Il est le fils du Major Kandji, un nom respecté dans les milieux disciplinés et sécuritaires. Une figure de droiture, certes, mais peut-être un peu trop droite dans un monde où les courbes politiques dessinent parfois les carrières de leurs enfants.
Faut-il y voir une punition indirecte ? Un règlement de compte déguisé ? Une manœuvre administrative sans fondement mais avec des conséquences humaines bien réelles ?
UNE PERTE POUR LE SERVICE, UNE BLESSURE POUR LA REPUBLIQUE
Licencier un agent formé, expérimenté, sans faute professionnelle connue, c’est porter atteinte non seulement à un individu, mais à tout un système de santé déjà fragile. Dans un pays où l’on cherche désespérément des compétences dans l’urgence médicale, pourquoi se priver volontairement d’un profil qualifié ?
La nomination de son remplaçant, sans les qualifications exigées, soulève de sérieuses questions : le mérite a-t-il encore une place ? Ou glisse-t-on lentement vers une gestion à la carte des carrières, où les affinités priment sur les compétences ?
UNE AFFAIRE A SUIVRE… ET A DENONCER
L’affaire Mohamed Makhfous Kandji ne doit pas être classée dans les tiroirs de l’oubli. Elle interpelle. Elle dérange. Et elle mérite des réponses. Car derrière ce nom, c’est une jeunesse formée, engagée et intègre qui se voit trahie par un système qu’elle a pourtant servi.
À l’heure où l’on parle de gouvernance vertueuse et de gestion basée sur la compétence, il est temps que les actes rejoignent les discours (JUB JUBAL JUBANTI).
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