Convocations tous azimuts: Le Collectif Noo Lank exprime sa profonde inquiétude

Read Time:2 Minute, 42 Second

Alors que les convocations et les mandats de dépôt contre des chroniqueurs, des journalistes, des opposants et des activistes, se suivent et ressemblent depuis quelques temps dans le pays sous le régime du tandem Diomaye Sonko, le Collectif Noo Lank monte au créneau pour exprimer sa « profonde inquiétude » face à cette situation. Le Secrétariat exécutif dudit collectif invite aux nouvelles à faire preuve de « hauteur, de rigueur et de cohérence avec les principes qu’elles affichaient en conquérant le pouvoir ». In extenso le texte de Noo Lank parvenu à la rédaction de Senpresse.net.

▪️Communiqué de Presse

Le Sénégal traverse une séquence préoccupante où la liberté d’opinion se heurte à une gouvernance fébrile, réactive et de plus en plus influencée par les vagues émotionnelles qui traversent les réseaux sociaux. Ces derniers jours, plusieurs leaders d’opinions ont été convoqués par la police, parmi eux Badara Gadiaga, chroniqueur, Madiambal Diagne, journaliste et Ardo Gningue, activiste. Ce climat de convocations répétées n’a rien d’anodin. Il traduit une volonté de faire taire les voix critiques, de semer la peur et de restreindre progressivement l’espace de liberté que les citoyens se sont arrachés de haute lutte.

Ces pratiques sont d’autant plus inquiétantes qu’elles s’inscrivent dans une logique où les autorités semblent répondre plus aux pressions de l’opinion virtuelle qu’aux exigences de l’État de droit. Gouverner ne consiste pas à réagir à chaud à chaque polémique digitale. Gouverner, c’est avoir le sens de la mesure, de la justice et de la responsabilité. Or, lorsque des opinions exprimées entraînent des convocations, des enquêtes ou des intimidations, c’est toute l’idée de démocratie qui vacille. Ce n’est pas parce qu’une déclaration suscite l’indignation sur la toile qu’elle mérite une sanction judiciaire. La justice ne peut devenir l’outil d’une gouvernance soumise à l’instantanéité, encore moins un paravent pour calmer les colères ou plaire à une foule numérique souvent versatile.

Il est urgent de rappeler que la liberté d’opinion, comme la liberté d’expression, sont consacrées par la Constitution sénégalaise et par les instruments juridiques internationaux dans le préambule. Ces libertés ne peuvent être conditionnées à l’adhésion populaire ou au silence. Elles ne se négocient pas. Dans une démocratie digne de ce nom, on débat, on critique, on confronte les idées, mais on ne convoque pas systématiquement celles et ceux qui refusent de s’aligner sur la pensée dominante ou qui dérangent l’ordre établi.

Le Collectif Noo Lank exprime sa profonde inquiétude face à cette dynamique dangereuse et appelle les autorités à faire preuve de hauteur, de rigueur et de cohérence avec les principes qu’elles affichaient en conquérant le pouvoir. Ce peuple a trop souffert de l’arbitraire pour que les pratiques anciennes soient reconduites sous de nouveaux habits. La peur ne doit plus gouverner, et la justice ne peut être l’ombre portée des humeurs sociales. Il est temps de restaurer la sérénité, de garantir l’équité et de replacer les libertés publiques au cœur de la République.

Restons mobilisés !!!

Mail: Collectifniolank@gmail.com

Tel: 77 347 64 36 / 77 323 93 95

Le Secrétariat Exécutif National (SEN)

Ce Mardi 08 Juillet 2025

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous post Kahone : Cinq ans après les démolitions pour l’aérodrome de Kanda, les victimes implorent Faye et Sonko    
Next post CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DU PROJET DE RÉHABILITATION DU TERRAIN OMNISPORTS DU LYCÉE DE CABROUSSE CE SAMEDI 5 JUILLET 2025 !