Contrôle de la qualité des produits au Sénégal: Bacary Ndiaye le Chef de la Division de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs plaide pour la décentralisation des laboratoires

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Quelques jours après avoir mis la main sur une grosse quantité de boisson gazeuse de marque BX (30672 cannettes de 250 ml) à Colobane, la Division de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs, a fait face à la presse ce vendredi 31 juillet 2026. Laquelle rencontre avec les journalistes, a été l’occasion pour Bacary Ndiaye le Chef de la Division de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs, d’aborder la question de la décentralisation des laboratoires dans les régions pour en faire un plaidoyer en faveur des entreprises très éloignées de la capitale. Lesquelles entreprises ou unités de transformation pourront  bénéficier des analyses requises et connaître  la conformité de leurs produits à temps réel.

 

Pour le Chef de la  Division  de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs, Bacary Ndiaye, il faut au-delà de la digitalisation qui est en cours dans ce secteur,  décentraliser les laboratoires à l’intérieur du pays où les produits devant faire des kilomètres de pouvoir faire des analyses sur place. « Il faut toujours amener des améliorations, les améliorations c’est la digitalisation qui est en cours dans certaines de nos procédures. On a commencé avec la DIPA. Cette année ci aussi on a mis en place une plateforme phare qu’on est en train d’expérimenter, on a terminé on est en train mettre la plateforme à l’épreuve pour voir ce que ça va donner. La dématérialisation, l’objectif est qu’il n’y ait pas de contact entre l’administration et l’usager », a-t-il fait savoir précisant « Mais malheureusement ce que nous faisons c’est de l’Inspection. Et en matière d’inspection vous ne pouvez pas éviter (…) ».

M. Ndiaye de souligner, « Un fabricant de boisson par exemple qui est dans le Fongolomy m’appelle ou se positionne sur la plateforme pour me dire de valider pour me dire que son produit est conforme. Il faut que je vois son produit que son produit se déplace jusqu’à chez moi. Et il y a une condition fondamentale il faut que son produit soit analysé par un laboratoire. Si ce n’est pas analysé par un laboratoire moi je ne peux pas à travers un simple appel ou un positionnement sur une plateforme pour dire que le produit est bon ».  Toujours dans son intervention, le Chef de la Division de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs, de révélera: « C’est pour cela, nous avons dit que si vous prenez tous ce qui analysent de produits alimentaires, l’écrasante majorité pour ne pas dire tous les laboratoires se trouvent au niveau de Dakar ».  Sur ce, il plaiderait: « Pour nous aider dans notre travail, il faut que ces laboratoires sortent de Dakar et leurs représentants même si ce n’est pas dans toutes les régions mais au moins dans certains pôles territoriaux. Ca nous permettra de faciliter le travail d’avoir les résultats à temps et d’épargner de certaines personnes ».

S’agissant toujours des difficultés à l’endroit des entreprises qui sont loin des laboratoires de Dakar, notre interlocuteur renseigne qu’il a une différence énorme surtout en période de fraîcheur pour la températureen entre Kédougou et Dakar. « Par exemple quelqu’un qui veut amener du lait caillé ou du lait frais, il a toutes les chances que ce produit là ne soit pas conforme », se désole-t-il reconnaissant en force, « Alors s’il avait un laboratoire au niveau de Tamba, il se limite à Tamba. Si c’est le cas la plateforme a toute son sens. Puis ça pourra marcher à merveille ». « Mais si on ne règle pas cette question de décentralisation des laboratoires même si on se lance dans la dématérialisation ça peut poser problème », prévient le patron de la Division  de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs.

Bacary Ndiaye fera savoir que « Pour la DIPA, on est à l’aise il n’y a pas de problème pourquoi parce que l’essentiel des importateurs sont à Dakar. Et la DIPA c’est pour les importations. Le Port est à Dakar, les laboratoires sont ici à Dakar, là ça ne pose pas de problème ».

 « Mais pour l’autorisation de fabrication un quelqu’un qui est à Tamba fait des jus de fruits et des jus de mangues ou qui veut faire des céréales ou des « thiéré », il est obligé de se déplacer avec son « thiéré » de Tamba à Dakar pour des analyses de conformité de son produit alors que s’il avait un laboratoire sur place, ça aller régler définitivement son problème. Même si la dématérialisation est là il sera obligé toujours d’amener son produit à Dakar », a-t-il conclu ce chapitre.

Revenant sur la saisie de la boisson gazeuse de marque Bx, . M. Ndiaye a précisé entre autre qu’il n’y a pas lieu pour les consommateurs de s’inquiéter.  «Le phénomène a toujours existé, mais aujourd’hui chaque cas est relayé sur les réseaux sociaux. Si tout ce que nous consommons était de mauvaise qualité, nous ne vivrions pas aussi longtemps», dédramatise-t-il. Et il poursuit dans la même tonalité: « Un produit jugé impropre doit l’être sur des critères scientifiques, et non sur la base d’une vidéo virale ».

S’agissant du bilan de 2025, le Chef de la Division de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs, révélera que 584 tonnes de produits impropres à la consommation ont été retirées du circuit commercial du Sénégal. « 584 tonnes de denrées non conformes (estimées à plus de 910 millions de F Cfa) ont été retirées du marché en 2025, 80% de ces retraits ont été effectués de manière volontaire par les importateurs et industriels eux-mêmes, anticipant des contrôles inopinés ou alertés par leurs propres salariés, et sur 2965 analyses de conformité menées en 2025, seuls 150 cas de non-conformité ont été détectés par les laboratoires habilités », a-t-il précisé martelant « Qu’il s’agisse de produits locaux ou importés, la mise sur le marché nécessite des analyses rigoureuses s’appuyant sur les normes nationales, régionales (Uemoa/Cedeao) ou internationales (Codex Alimentarius). En cas de non-conformité sur une production locale, le fabricant a l’obligation de revoir sa recette avant toute nouvelle évaluation ».

Ainsi pour la participation de la Division de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs aux grands événements notamment le Magal, le Gamou et les JOJ 2026, M. Ndiaye rassure que tout mis en place en collaboration avec les autres structures du Ministère de l’Industrie et du Commerce pour une réussite totale des festivités. « Pour les JOJ, nous avons élaboré un accord avec le laboratoire de l’LANAC ( Laboratoire nationale d’analyse et de contrôle, ) qui est aussi un démembrement du Ministère de l’Industrie et du Commerce. Nous avons élaboré ensemble un plan d’action de contrôle de la qualité des produits avant pendant et après les Jeux olympiques. Donc sur ce plan, je vous rassure que le contrôle nécessaire va être fait », a-t-il conclu.

Pour rappel, l’intervention des agents de la Division de la Consommation et de la Sécurité des consommateurs a permis de retirer du circuit commercial les stocks suivants:

Boisson gazeuse BX : 1278 packs (soit 30672 cannettes de 250 ml);

–  Boisson sucrée BEST : 37 cartons (soit 888 bouteilles de 330 ml);

–  Couscous DALIA : 429 cartons (soit 5148 sachets de 1 kg);

 

Par Senpresse.net 

 

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