« 3000 bombes » de grenades aux étudiants de l’UCAD pour 13 mois d’arriérés de bourses. En voilà une autre réalisation phare du Pm Ousmane Sonko! (Par Cheikh Ndiaye)

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En réponse au paiement des bourses exigé, les étudiants de l’UCAD ont reçu directement dans l’espace et dans leurs chambres, comme du temps de la seconde guerre mondiale (1939- 1945), les colis empoisonnés, « 13 000 bombes » de grenades lacrymogènes par les
forces de l’ordre. Le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko comme à son habitude, venait de répondre, avec une violente inouie et aveugle à une revendication estudiantine vieille de 13 mois. Le spectacle au sein du campus et sur la corniche est indescriptible et renseigne sur le niveau de violence imposé à des étudiants qui ne demandent que leurs bourses et ce, depuis trois semaines avec toutes les voies de recours, de médiations possibles imaginables, épuisées. La situation est d’autant plus inacceptable que dest le Conseil Académique de l’UCAD qui demanda l’entrée des forces de l’ordre, en totale violation des franchises universitaires. Comment peut-on demander un face-face avec des belligérants disproportionellement armés ? En d’autres termes, comment peut-on autoriser un combat entre forces de police et étudiants au sein du campus ? Cest vouloir des cadavres du côté des étudiants sinon on ne peut pas comprendre les réelles motivations du clergé universitaire ! À l’évidence et pour l’histoire, la violence policière n’a jamais eu raison sur le courage et la détermination des étudiants et la pacification de l’espace universitaire. Bien au contraire, tout finit sur la table de négociation après qu’on s’est désolé des dégâts et blessures graves sur nos propres enfants. Le fils du Pm Ousmane parait-il, étudie au Canada et se déplace avec des bolives. Bien évidemment, la bourse, est le cadet de ses soucis. Et puis, où était le Conseil Académique, quand de façon flagrante, 200 000 archives furent brûlées, les véhicules des professeurs et agents administratifs incendiés, le rectorat, siège de ce machin de Conseil Académique » vandalisé, avec des vidéos montrant des hommes encagoulés chantant et dansant à la gloire d’un homme politique ?
Où était ce Conseil Académique et les professeurs quand la mémoire de Cheikh Anta Diop était souillée et salie par ses petits fils et ou par des criminels venus, on ne sait de quels horizons ? Pourquoi nla t-il pas sollicité la présence de la police, de la gendarmerie et même de l’armée pour protéger le plus grand centre de rayonnement culturel du Sénégal , pour ne pas dire de l’Afrique, l’université Cheikh Anta Diop ? C’est triste que les gardiens du temple furent complices de la violation des Sourates et des Écrits de leur « Grand Livre ». Cette doctrine de la violence inaugurée depuis le 02 avril, s’est abattue dans toutes les structures de l’Etat avec les dizaines de milliers d’emplois supprimés, sur les marchands ambulants et tabliers dans tout le territoire national et sur beaucoup d’agents de l’Etat qui courent derrière des mois sans salaires. Au moment où le train de vie de la primature vient d’être augmenté par décret en date du 27 novembre 2025, (en pleine crise universitaire), nonobstant les voyages par jet privé du Pm Ousmane Sonko qui coutent cher à l’étudiant, au maçon, au marchand ambulant, au fonctionnaire, bref à tous les contribuables.
Qui l’eut cru ! Personne naturellement.
On aurait pensé qu lavec le régime
Diomaye-Sonko que les étudiants seraient les « enfants gâtés » de la République, comme les fonctionnaires des impôts et domaines.
La déception est le repas quotidien des sénégalais et alimente tous les cercles de discussion populaire. Les étudiants euxmêmes, reconnaissent que durant tout le règne du Président Macky Sall, à part quelques mouvements d’humeur pour des retards de paiement mensuel des bourses, jamais ils n’ont été confrontés à une situation pareille. Comment peut-il en être autrement d’ailleurs pour un Président de la République qui avait placé l’enseignement supérieur au rang des surpriorités , convaincu que l’émergence ne peut être réalité sans le capital humain et l’université est le lieu le plus achevé de formation des compétences et de l’élévation de l’intellect. Du Dg du coud Abdoulaye Diouf Sarr à Maguette Sène, le campus s’est transformé de façon radicale avec un cadre et des conditions d’études dignes des grandes universités françaises et américaines. Les étudiants ont vu leurs bourses revalorisées: la demi- bourse passe de 18 000 f à 20 000 f, celle entière de 36 000f à 40 000f ; les frais de restauration diminuent, le petit-déjeuner passe de 75 F à 50 f alors que le déjeuner et le dîner passent de 1 50 f à 100f. L’aide mensuelle pour les non boursiers passe de 60000 f sous Wade à 100 000 f sous
Macky Sall. Les restaurants se multiplient. Les menus sont qualitativement améliorés, le « diagan » et les repas versés par terre, disparaissent et laissent la place à des menus dignes des grands restaurants de Dakar( Penda Mbaye, Ceebu yap, Ceebu dieun, thiebou niebe, dest bon , domoda, mafe, tieré baasé ) en qualité et en quantité, sont servis . Cerise sur le gâteau, des desserts accompagnent les déjeuners. Ma formation à la Fastef entre 2020 et 2022, comme élève- inspecteur mla permis de constater la différence énorme avec ce que rai vécu entre 1995 et 1999, comme étudiant. Au delà des 13 directives issues des concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur avec Marie Tew Niane comme ministre , qui ont d’ailleurs enfanté l’université virtuelle, les ISEP et élargi la carte universitaire , de fortes réformes pédagogiques mirent l’accent sur les compétences et la professionnalisation. Celles-ci ont naturellement accru les performances à la fois des étudiants et des professeurs. De nouveaux bâtiments avec un grand standing et des dizaines de milliers de lits ont réduit à néant les vulnérabilités des étudiants et ceux victimes de handicaps s’intègrent harmonieusement à travers une politique d’équité et d’inclusion vivante. Saccagée, brûlée, salie, souillée, violée, violentée, abusée entre 2021 et 2024 sans que le conseil académique de l’UCAD ne demanda la violation des franchises universitaires, l’université de Dakar se remet peu à peu de cette page noire que seule la politique politicienne avait engendrée.
Depuis le 02 avril date de l’avènement du pouvoir Diomaye- Sonko, comme dans tous les autres secteurs, l’université sénégalaise a commencé à régresser à cause de l’absence de vision et dune carence manifeste dans le management de l’enseignement supérieur.
À feu et à sang durant les dernières semaines, le conseil des ministres en date du mercredi 03 décembre 2025, ne fit état que dune communication laconique du ministre de l’enseignement supérieur. Pas un mot, ni des directives venant du Président Bassirou Diomaye Faye, encore moins du Premier ministre. Cest plus tard dit-on, que par vision conférence, que ce dernier parla aux étudiants qui rejetèrent sine die ses propositions. Le mépris de l’autorité fut sanctionné !
Pourquoi durant tous ces mois pendant lesquels les étudiants ont alerté et épuisé toutes les voies de recours, les autorités, qui ont eu la promptitude à mobiliser 5 milliards pour indemniser les militants Pastef, et mobiliser 8 milliards pour les inondations de Bakel et environs (que les victimes demandent toujours d’ailleurs), n’ont pas daigné régler ces 13 mois d’arriérés de bourses ? Pourquoi cette indifférence manifeste ?
Il est évident que la situation actuelle était prévisible. L-a-t-on voulue ? Tout laisse croire que oui ! Pourquoi ce management de la violence ? La déception est grande, tellement grande que , que lors de la fameuse journée des martyrs », journée que je refute totalement au même titre que le non lieu des deux têtes de l’exécutif et j’y reviendrai, le Pm Ousmane Sonko, a encore usé de menaces à la place dune posture de résolution de problèmes. Le Pm Sonko ne sait même pas que l’enjeu, ce n’est pas la bourse, c’est plus que la bourse. Cest d’abord une année académique normale, le quantum horaire mais aussi et surtout l’unification du calendrier universitaire ( Années académiques 2023/ 2024, 2024/ 2025, et 2025/ 2026. Ces défis importent plus que 6 milliards de bourses. Cette rhétorique guerrière du Pm Ousmane Sonko doit cesser ! Il doit savoir que ses menaces terreur- ristes » ne feront reculer personne. Bien au contraire, dest lui qui recule à chaque fois et perd des batailles.
Les étudiants sont aussi forts, suffisamment entraînés et prêts à en découdre avec les forces de I’ordre », pour paraphraser un homme politique, celui qui vient après le Président Diomaye. On parle du capital humain mais on s’en fout pas mal. Les enseignants et les travailleurs de la santé pour ne citer que ceux-là, ne nous démentiront pas.
Aux étudiants aussi de savoir que la lutte syndicale nlest pas synonyme de violence aveugle. Le spectacle offert dans le campus et en dehors nlest pas dune intelligence. Qu’en sera-t-il des biens l’autrui que vous avez détruits ! Le droit de réclamer vos bourses, dest ce même droit qui vous interdit de détruire les biens publics et individuels. Vous le savez, il Existe mille et une manières de revendiquer et d’obtenir gain de cause. Des étudiants, de surcroît en Master ne doivent pas se comporter comme des agresseurs, des bandits ou des criminels. Le discernement, la méthode de lutte, la préservation des biens publics et privés vous distinguent des autres et vous le savez. Alors fermez vos coeurs et ouvrez vos cerveaux ! Les sénégalais vous soutiennent, parce que vous êtes le présent et l avenir de ce pays et acceptent de vous payer des bourses pour améliorer vos conditions d’études et de performances mais aussi et surtout pour contribuer à accélérer notre processus de développement.

Cheikh Ndiaye responsable politique
Apr Grand Yoff

 

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