Zone des trois frontières  Acteurs militaires et civiles se concertent pour une meilleure coordination afin de pallier à l’insécurité dans la région du Liptako-Gourma – Senpresse.net
Zone des trois frontières  Acteurs militaires et civiles se concertent pour une meilleure coordination afin de pallier à l’insécurité dans la région du Liptako-Gourma

Zone des trois frontières  Acteurs militaires et civiles se concertent pour une meilleure coordination afin de pallier à l’insécurité dans la région du Liptako-Gourma

Niamey, 14 mars 2022 : Le Niger abrite du 14 au 18 mars 2022, une série de formations animée par le Haut-commissariat aux droits de l’Homme (HCDH) et le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Ces sessions qui font suite à celles qui viennent de se dérouler à Bamako concernent la région du Liptako-Gourma et réunissent les autorités locales et administratives, les acteurs militaires, ainsi que les acteurs de la société civile, et les partenaires humanitaires, cela afin à mieux coordonner leurs actions, renforcer leurs capacités pour faire face aux défis existants et proposer des solutions concrètes aux préoccupations sécuritaires des populations notamment les plus vulnérables.

Cette série d’ateliers s’inscrit dans le cadre du Programme régional conjoint des Nations-Unies pour l’appui à la mise en œuvre des activités transfrontalières dans la zone des trois frontières. En effet, la région du Liptako-Gourma regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger connait une recrudescence de l’insécurité du fait de l’activisme des groupes armés non étatiques et de l’extrémisme violent, avec une persistance de la criminalité transfrontalière organisée. Etant donné la dimension régionale de la crise, OCHA, , conjointement avec le HCDH ont décidé de renforcer la coordination sur le terrain dans ces pays afin d’assurer un partage d’information efficace ainsi qu’une stratégie commune pour apporter des solutions durables à la crise dans le Sahel Central.

Lors de la cérémonie d’ouverture de la formation des acteurs du Niger, le représentant du HCDH, M. Omer Kebiwou KALAMEU a souligné : « le caractère complexe et multidimensionnel de la crise au Sahel requiert une approche holistique intégrée et coordonnée dans le but de trouver une synergie stratégique et une complémentarité opérationnelle entre tous les acteurs pour un impact durable des actions sur le terrain. » Selon M. Kalameu, l’une des priorités de ce projet concerne les activités mises en œuvre par le HCDH et sont consacrées à la prévention et la gestion des conflits, en plus de la promotion de l’accès à la justice, des droits humains et l’Etat de droit.

Abondant dans le même sens, le Dr Modibo Traoré, Chef du bureau pays de OCHA Niger a évoqué l’une des conséquences de cette crise complexe qui a fait doubler le nombre de personnes déplacées dans la zone des 3 frontières et du bassin du lac Tchad durant les trois dernières années.  Il a également insisté sur la situation humanitaire au Niger soulignant : « Selon l’aperçu des besoins humanitaires de 2022 ; 3,7 millions de personnes soit 17% de la population au Niger ont besoin d’assistance humanitaire et les tendances indiquent que le nombre d’incidents de protection sécuritaires ont augmenté passant de 1500 en 2019 à 3500 en 2021 »

Présent aux côté des représentants des agences de l’ONU, le Commandant Salem Abdoulaye Dara, chargé des opérations à l’Etat-major des Forces armées du Niger a invité les forces de défense et de sécurité participant à cette formation  à s’investir pleinement durant ces sessions afin de lever les équivoques entres acteurs rappelant que : « le contexte sécuritaire dans lequel nous évoluons, acteurs sécuritaires et humanitaires, ainsi que nos missions respectives, nous obligent à interagir de façon permanente pour l’atteinte d’un objectif commun; à savoir soulager nos populations. » D’après le commandant, l’atteinte de cet objectif passe par une meilleure coordination et la connaissance du monde humanitaire par les militaires, mais aussi une prise en compte des impératifs sécuritaires dans un contexte de terrorisme par les acteurs humanitaires.

 

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